Voyage de la peur à l’amour

Remonter l’échelle des émotions implique d’accepter et de reconnaître sur quel barreau nous nous trouvons. Sans culpabilité, sans jugement, sans honte ni comparaison. Qui n’a pas, à un moment ou un autre, vécu un passage de doute ou de peur ? Que ce soit dans la situation que nous traversons actuellement collectivement ou dans une situation personnelle.

Au même titre que lorsque nous voyageons vers une destination nouvelle, pour laquelle l’itinéraire nous est encore inconnu, nous renseignons notre point de départ et la destination. Notre GPS calculera notre trajet à la condition d’avoir complété ces données. Si nous utilisons une carte papier, nous devons repérer où nous nous situons pour déterminer notre trajet. De la même façon, nous devons donc avoir identifié où nous nous trouvons sur notre carte intérieure et avoir interrogé ou écouté le corps émotionnel pour connaître la réponse. Ensuite nous pourrons nous diriger vers un état de plus haute vibration.

Courage et humilité

Cela demande beaucoup de courage. Oui, il faut beaucoup de courage pour oser regarder en face ce qui nous accable parfois avec force. Beaucoup d’humilité aussi pour s’incliner et regarder à l’intérieur, avec compassion. C’est cette honnêteté vis à vis de nous-mêmes qui nous ouvre les portes vers les étages supérieurs.

Comme tout processus, il a son rythme propre. Il est inutile de vouloir aller plus vite que la musique et brusquer les choses. La bienveillance, l’amour et la douceur sont plus que nécessaires pour permettre de sortir de l’état dans lequel nous pouvons nous sentir engluer.

Un pas après l’autre

Pour passer d’un état contracté à un état d’expansion, de l’apathie à la joie, il convient d’avancer une étape après l’autre, sans précipitation. Écouter ce que l’on sent. Éventuellement le nommer aussi simplement que possible sans se raconter d’histoires : « je sens de la colère, de la tristesse, etc ». Le reconnaître et l’accepter. La tendance ou la tentation pourrait être de fuir pour ne pas sentir. Se mentir ne sert à rien. Plus tôt nous nous autorisons à embrasser ce que nous ressentons, plus vite nous permettons à l’émotion de circuler. En la niant, nous la retenons et en augmentons les effets pernicieux. Ce travail d’accueil peut se faire entre soi et soi, dans le silence ou en étant accompagné quand nous souhaitons être soutenu dans ce processus.

Vers plus de paix et de joie

Se laisser traverser par une émotion permet également de lâcher ce qui occupait jusqu’alors l’espace et ainsi libérer la place pour plus de paix, de sérénité, de calme, de joie. Il y a de nombreuses façons de permettre cette libération. Lors d’une séance d’hypnose, une pratique guidée facilitera le processus. Il est aussi possible de créer un espace de transformation grâce au mouvement, notamment en dansant la colère ou la tristesse par exemple, en permettant au corps de laisser circuler l’énergie contenue. De façon similaire, l’eau d’une douche prise en conscience peut devenir le catalyseur des larmes ou la flamme d’une bougie dissiper ce qui obscurcit notre espace intérieur.

S’autoriser à avancer selon son propre tempo au fil de ces étapes est un acte d’amour de soi. En se souvenant une fois encore qu’en prenant soin de soi, nous prenons soin des autres. Ce que je me donne, je l’offre à l’autre, dans le parfum que je répands dans mon sillage.

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